Qui sommes-nous ?

Qui a fondé Blackpines ?

Des sapins noirs aux premières prépas

Blackpines n'est pas né d'un business plan

L'histoire commence bien avant la boutique, au pied des Vosges, là où Julien a grandi entouré de forêts de Black Pines, les « sapins noirs » : le nom vient de là. De ces paysages, mais aussi de ce qu'ils représentent encore aujourd'hui pour lui et pour nous : la liberté, l'évasion et l'envie de prendre une route simplement pour voir où elle mène.

Chez Julien, les machines arrivent tôt. Très tôt.

À quatre ans, il met déjà les mains dans la mécanique. Plus tard vient un Peugeot 103 Vogue qui, évidemment, ne restera pas longtemps d'origine. Il démonte, modifie, fabrique, recommence. Pas forcément pour aller plus vite. Surtout pour faire quelque chose de différent. Quelque chose à lui.

Puis viennent les motos.

Les mêmes réflexes restent : observer une machine, imaginer ce qu'elle pourrait devenir et chercher les bonnes pièces pour y arriver. Café racers, scramblers, motos de caractère… Julien prépare ses propres machines et celles de ses amis. Une Suzuki GSX750 Inazuma de 1998 fera notamment partie de ces projets qui matérialisent des années passées à bricoler, apprendre et transformer. Elle sera photographiée et publiée dans des magazines spécialisés.

Petit à petit, un constat apparaît : trouver de belles pièces, bien fabriquées, cohérentes avec un projet et réellement intéressantes n'est pas toujours simple. Alors cette passion devient un métier.

Blackpines commence à prendre forme.

Notre philosophie : choisir plutôt qu'accumuler

Une boutique pensée comme un garage

Dès le départ, l'idée n'est pas de construire le plus gros catalogue de pièces moto possible.

C'est même exactement l'inverse.

Choisir plutôt qu'accumuler.

Les premières références Blackpines viennent directement des motos de Julien, de ses préparations et de celles réalisées pour ses proches. Des pièces choisies parce qu'elles ont une gueule, parce qu'elles sont bien faites et, souvent, parce qu'elles ont été montées et testées sur de vraies motos avant de rejoindre le catalogue.

Blackpines se construit ainsi à mi-chemin entre un garage, un atelier de préparation et une boutique spécialisée.

Avec une conviction qui n'a pas changé : une moto intéressante n'est pas forcément une moto chère.

On peut passer des mois, parfois des années, à construire sa machine pièce après pièce. Un vieux trail, un roadster japonais, un scrambler anglais ou un projet improbable au fond d'un garage peuvent procurer exactement la même fierté.

Ce qui compte, ce n'est pas la valeur de la moto. C'est ce que vous en faites.

Et c'est probablement là, depuis le début, qu'est la philosophie de Blackpines.

Julien prépare de nombreuses motos : Royal Enfield, Triumph, Ducati, Honda… Certaines seront récompensées lors de salons et d'événements, notamment aux Aces Expérience ou au Salon de Lyon.

Blackpines est né comme ça. Une moto après l'autre. Une pièce après l'autre.

L'autre route : Des Vosges aux plaines Picardes

Blackpines n'allait pas rester une histoire à une seule voix. comment Thomas a rejoint Blackpines. 

Les années passent et Blackpines grandit. Julien quitte les forêts vosgiennes pour les plaines picardes. Et c'est là que nos chemins se croisent.

À partir d'ici, laissez-moi vous raconter la suite : pour moi, c'est en Picardie que tout a commencé : je découvre la moto avec une Suzuki RM 80, des champs, des chemins, des après-midi, des soirées à juste rouler. Je savais juste qu'une moto, une vraie, devait vous emmener quelque part, et que ce « quelque part » comptait moins que le trajet pour y arriver.

Depuis, je n'ai jamais vraiment choisi mon camp. Route, piste, enduro, trail, sable ou voyage : pour moi, la moto reste avant tout une formidable excuse pour rouler. J'ai un faible pour les machines qui ont déjà une histoire. Des années 50 aux années 90, des anglaises aux japonaises, j'aime les mécaniques avec du caractère, les architectures un peu particulières, les motos qu'on ne croise pas à chaque coin de rue.

Les vieux trails, forcément, occupent une place à part chez moi. Kawasaki KLR, Suzuki DR-Z, KTM, Honda Dominator… je les restaure, je les transforme, et surtout je les emmène rouler. J'ai même une affection difficilement raisonnable pour les monocylindres Honda et leur fameux RFVC. RFVC forever. Ceux qui savent, savent.

Il y a aussi une passion pour les trois-cylindres anglais, le 675 Triumph en particulier, un amour pour les Kawasaki Zephyr, les Yamaha TRX, toutes les bizarreries de cette génération de youngtimers des années 80, 90 et 2000 qui commence aujourd'hui à raconter une autre époque de la moto. Des machines parfois oubliées, parfois mal aimées, souvent pleines de potentiel. Picardie oblige : la 250 CR pour aller sur le sable de nos voisins du Nord, le Touquet est une religion ici, et bien sûr les café-racers, ceux qui sont serrés, la Thruxton en particulier.

J'ai traversé la France par les chemins avec des motos qui avaient parfois au moins mon âge. Je descends régulièrement faire de l'enduro dans la Creuse, j'engage des machines dans le sable ou sur circuit, je prépare de vieux trails pour les emmener là où ils n'étaient probablement plus censés aller.

Mes motos ne sont pas préparées pour rester propres. Elles sont faites pour l'action. Si elles rentrent sales, c'est qu'elles ont bien travaillé.

Et à force de rouler, j'ai fini par buter sur le même mur que Julien quelques années plus tôt : les motos que j'aime, vieux trails, youngtimers…, sont parfois celles pour lesquelles il est le plus difficile de trouver de bonnes pièces.

Alors quand nos chemins, à Julien et moi, ont fini par se croiser en Picardie, tout s'est mis en place presque naturellement.

Café racers, trails, youngtimers : comment Blackpines a évolué

Une maison qui prend de nouvelles pistes

J'ai apporté à Blackpines ce que je connaissais : le voyage, le trail, le tout-terrain, et ce goût un peu tenace pour les motos atypiques que les grands catalogues d'accessoires ont trop souvent délaissées.

Avec une règle que nous gardons en tête à chaque nouvelle pièce :

La fonction ne doit jamais sacrifier le style. Et le style ne doit jamais sacrifier la fonction.

Une modification doit apporter quelque chose.

Une meilleure position. Une protection supplémentaire. Moins de poids. Un meilleur freinage. Davantage d'autonomie. Plus de lumière. Une moto plus agréable, plus efficace, ou simplement mieux adaptée à celui et à celle qui la pilote.

Quand nous devons choisir une pièce, je préfère presque toujours la pièce singulière au produit standardisé : celle imaginée par un petit fabricant, usinée en petite série, ou fabriquée par un artisan français ou européen qui connaît réellement ce qu'il produit. Parce qu'une belle préparation se construit aussi avec ceux qui fabriquent encore des choses différentes.

Et si, en plus, elle a de la gueule… c'est encore mieux.

C'est cette manière de voir les choses que nous essayons, année après année, d'apporter à Blackpines.

Aux café racers et aux scramblers, qui ont fait naître la maison, viennent aujourd'hui s'ajouter les trails, les motos d'aventure, l'enduro, et cette génération de youngtimers que nous refusons de laisser disparaître sous prétexte qu'ils ont quelques kilomètres au compteur. Pas comme une simple ligne de plus au catalogue, mais comme un vrai terrain de jeu.

Concrètement, ça veut dire un atelier qui grandit. Des pièces qui prennent forme en ce moment même, pensées pour rouler loin, sur des chemins qui n'ont parfois pas de nom. Des motos qu'on va sortir de l'oubli, une par une. Et d'autres artisans, un peu partout en Europe, que nous sommes allés chercher pour qu'ils rejoignent la sélection.

Si vous avez un projet un peu fou dans votre garage, une moto qu'on vous dit trop vieille ou trop banale pour être intéressante, une pièce que vous ne trouvez nulle part : nous sommes là

L'histoire continue à s'écrire. Une piste après l'autre.

Comment nous sélectionnons et fabriquons nos pièces moto

Le terrain comme filtre

Blackpines n'a toujours pas vocation à devenir un catalogue de 100 000 références. Ce n'est pas ce qui m'intéresse, et ça n'a jamais été l'idée de Julien non plus.

Ici, nous cherchons des fabricants qui connaissent leurs produits, des artisans qui savent encore fabriquer de belles choses et des équipementiers capables de proposer du matériel qui tient réellement la route et les chemins.

Nous sélectionnons. Nous testons. Nous montons.

Parfois, nous ne trouvons tout simplement pas la pièce que nous voudrions, alors nous la fabriquons.

Certaines naissent directement à l'atelier, sur nos propres motos, avant d'être améliorées, testées et finalement proposées aux autres.

C'est probablement la meilleure façon de résumer notre manière de travailler : des pièces que nous aurions envie de monter sur nos propres motos. Des machines faites pour rouler, voyager, se salir et raconter quelque chose.

Comment nous sélectionnons et fabriquons nos pièces moto

Aujourd'hui, Julien a choisi de prendre une autre route. À travers sa nouvelle activité de peinture, il continue de travailler avec Blackpines et de participer, aux projets qui passent par l'atelier.

Moi, j'ai repris le guidon de Blackpines avec une idée assez simple : faire évoluer la maison sans jamais oublier pourquoi elle a été créée.

Et contrairement à ce que pourrait laisser penser un site internet, cette aventure est loin de se résumer à une personne derrière un écran.

Il y a Jacques, qui travaille sur la rédaction et les contenus du site. Olivier, qui veille sur toute la partie technique. Marie, à la gestion et à la comptabilité. Corentin, qui prépare vos commandes. Et Geoffroy et Vivien, à l'atelier, là où nos idées finissent souvent par devenir des pièces et des motos.

Des métiers différents, des parcours différents, mais une même envie de construire quelque chose à notre échelle.

Blackpines reste une petite entreprise française indépendante. Et je veux que ça reste une force.

Pouvoir chercher une pièce pour un projet qui vous tient à cœur. Appeler un fabricant pour obtenir une information technique. Tester un produit sur une de nos motos. Vous dire, en toute honnêteté, qu'une pièce ne nous convainc pas. En découvrir une autre chez un petit fabricant européen. Et prendre le temps de conseiller quelqu'un qui construit sa moto petit à petit au fond de son garage.

Parce qu'au fond, malgré les années, les nouvelles motos et les kilomètres parcourus depuis les sapins noirs des Vosges, l'idée de départ n'a pas tellement changé.

Choisir plutôt qu'accumuler.

Préparer plutôt que simplement équiper.

Et surtout, rouler.

Bienvenue chez Blackpines. À bientôt sur les chemins.

Thomas